Ascension du Kilimandjaro par la voie Lemosho, jour 4
À relire, le troisième jour de l’ascension du Kilimandjaro
Malheureusement, comme prévu, la nuit n’a pas été très bonne et j’ai eu beaucoup de peine à m’endormir. Le manque de sommeil continue de s’accumuler mais je ne ressens pour autant pas de fatigue.
Pour la première fois, la température était négative cette nuit. Je découvre une fine couche de glace à l’extérieur de ma tente qui dégèle bien vite avec les premiers rayons du soleil.
Comme d’habitude, Godfrey se donne beaucoup de peine pour préparer une jolie table pour le petit déjeuner en dehors de la tente mess, afin de profiter du soleil matinal.
Voie Lemosho jour 4, de Moir Hut Camp à Lava Tower Camp (+ 475 mètres de dénivelé)
Le but de l’étape du jour est donc de rejoindre le camp de Lava Tower à 4640 mètres d’altitude, soit un dénivelé positif de 475 mètres. Une fois le camp plié et les affaires empaquetées, nous commençons à un rythme très Pole Pole notre marche vers 9 heures 10. Le soleil fait rapidement place à un ciel nuageux.
Notre sentier, très tranquille pendant les trois premiers jours, rejoint la voie Machame. C’est alors un défilé bien plus important de porteurs et de groupes, cette route étant une des plus parcourus par les trekkeurs.
Nous croisons un marcheur qui redescend, accompagné d’un guide et d’un porteur. Il a été victime du mal des montagnes au camp de Lava Tower. Pour lui, son rêve d’ascension du Kilimandjaro s’est arrêté.
Nous entrons dans la zone de désert alpin, la végétation est alors extrêmement réduite. Les pierres volcaniques remplacent les fleurs immortelles. La neige et la glace se rapprochent…
Finalement, nous arrivons au campement de Lava Tower après seulement 2 heures et 45 minutes pour 4.8 km. Le programme mentionnait 5 à 7 heures de marche. Je n’ai pourtant pas l’impression de marcher vite… Pour la première fois, je ressens un léger mal de tête et Dismas, mon guide, me conseille de prendre de l’ibuprofène, de me reposer, et de boire beaucoup.
Je suis bien évidemment ses conseils, de toute façon il fait plutôt moche (brouillard), froid et je serai bien mieux dans mon sac de couchage.
Après une courte sieste, je reprends du poil de la bête et le mal de tête a disparu. Il fait toujours moche, mais je sors un peu pour découvrir les environs. La Lava Tower disparaît parfois, dissimulé par une brume épaisse. J’aimerais beaucoup escalader cette tour, mais avec cette météo, ça ne vaut pas vraiment la peine.
Les nombreux groupes de la route Machame qui s’étaient arrêtés dans ce camp pour le repas de midi ont continué leur chemin et le campement redevient très tranquille.
Vers 16 heures 45, comme par miracle, le brouillard disparaît et le soleil revient. La Lava Tower apparaît alors dans toute sa splendeur et je m’empresse alors de chercher le guide pour qu’il m’y emmène. Il y a quelques passages où il faut s’aider des mains, mais cela reste facile si on a le pied sûr.
Du haut de cette tour volcanique la vue sur le camp, qui semble minuscule, et les alentours est magnifique. Le soleil se couche, la température chute, mais heureusement, le vent est inexistant. Une nouvelle longue nuit se met en place.
À suivre ⇒ Ascension du Kilimandjaro par la voie Lemosho, jour 5
Ascension effectuée en septembre 2015
Où se trouve le parc national du Kilimandjaro ?
Le parc national du Kilimandjaro se situe dans la partie nord-orientale de la Tanzanie, à proximité de la frontière avec le Kenya et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987.
C’est toujours aussi beau! Beaucoup plus lunaire comme ambiance…la vue du camp avec la Lava Tower derrière est magnifique!
Ca doit faire un peu tergiverser de voir les gens redescendre pour cause de mal des montagnes quand on commence à avoir mal à la tête, non?
En tout cas, c’est toujours aussi sympa cette vue de la vie du camp entrecoupée de magnifiques paysages!
Merci Donlope,
ça va, je ne me suis pas trop inquiété car j’étais bien informé du mal des montagnes.
Un mal de tête est presque normal, il faut bien surveiller que les symptômes ne deviennent pas plus graves (nausée, vomissement, baisse d’appétit, œdème cérébral ou pulmonaire pour les cas les plus graves).
Le guide connait très bien son métier et sait s’il faut redescendre ou non.
Wahou, quelle aventure !!!
😀 😀 😀
Tu n’as décidément pas beaucoup dormi pendant ce périple! Mis quels paysages, austères mais très beaux. Et tes photos de nuit sont top!
Merci Christine, c’est clair que ce n’était pas vraiment une cure de sommeil ce trek 😉
C’est vraiment beau à couper le souffle!
Merci Anne 😀
Super photos! Et je me réjouis de lire la suite!
Merci Florence 😉